~~~~~~~~~~~~~PROCRASTINATRICE~~~~~~~~~~~~~~ La lesbienne vivement sarcastique!
Le blogue où le lendemain a toujours meilleur goût!
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Vendredi 11 juin 2004

Je souffre donc je crée.

J'écoute de la musique. Je pense à mes amis. Je pense à cette femme que j'aime depuis janvier 2002. Je pense à moi. J'écris sur ce que je pense.

J'ai juste un gros problème ; je repousse le temps.

J'ai peur de souffrir. Je souffre à ne rien faire. Alors souffrai-je de vivre?

Y a-t-il un moyen de ne pas souffrir?

Il y a des gens qui neutralisent leur souffrance, mais neutralisent leur conscience en même temps (quelques fois sans possibilité de retour). Il y a plusieurs moyens utilisés.

La drogue biologique du corps générée par l'action (sportive, intellectuelle, sexuelle, hormonale) peut neutraliser fortement la souffrance pendant l'extase d'un accomplissement.

Il y a la drogue extérieure (médicaments, légale, illégale, volontaire, involontaire) qui peut varier le niveau de conscience de notre souffrance tout en risquant de faire une overdose.

Il y a aussi le cerveau lui-même qui (consciemment ou inconsciemment) développe une certaine perception de la souffrance. Pour le même stimulus, certains ressentiront une grande souffrance, d'autres ne sentiront aucune différence. C'est le cerveau qui analyse toutes les informations transmisent pas nos neuro-transmetteurs.  Si le cerveau déforme, amplifie ou neutralise la souffrance, alors la réaction de survie face à cette souffrance peut être inappropriée, exagérée ou nulle. Ce qu'on appelle de la folie, de l'hypersensibilité, de l'insensibilité.

Mais qu'est-ce que la souffrance?

Ça pourrait être la douleur physique, biologique, collective, spirituelle. Cette douleur peut être causée par la déformation, la violence, l'incompréhension, l'inaction, la disparition, la trahison, la technologie, la guerre, la pollution, l'isolement, la censure, l'obligation, l'injustice, etc. Bref, tout ce qui fait partie du monde humain. C'est l'humain qui croit en la souffrance, l'analyse, la calcule, l'augmente, la diminue, joue avec la souffrance.

Pourquoi l'être humain souffre-t-il et fait-il souffrir à la fois?

Je crois personnellement que nous avons la mission de vivre avec la souffrance. Il est impossible d'empêcher toute souffrance. Une seule personne ne peut tout changer. En fait nous devons apprendre à agir ensemble et s'unir pour amortir la souffrance. Il y aura toujours le danger que la conscience telle qu'on la connait disparaisse de l'univers entier. Pourtant, même si le temps est compté, le temps n'existe pas, seuls les mouvements restent et l'indiquent.

Alors qu'attendons-nous pour bouger le temps en faisant des choix collectifs à l'image d'une société qui vit avec la souffrance, le plus longtemps possible?

Si l'individualisme d'un fou, d'un hypersensible ou d'un insensible de la souffrance met en péril la survie de l'humanité entière, peut-être comprendrons-nous que nous sommes dépendants de la collectivité afin de survivre. J'espère que plusieurs personnes s'uniront avant d'arriver à ce point de non-retour.

J'en viens à croire que je suis née pour souffrir ma vie le temps que j'en suis consciente. J'ai le choix de la souffrir afin de nourrir mon individualisme ou de nourrir ma collectivité. J'utilise consciemment l'énergie que la collectivité m'a donnée afin de créer une possibilité d'avenir pour tout ce que j'aime. Mon individualisme est alors nourrit car je deviens tout ce que j'aime.

L'avenir c'est la création collective valorisant ce qu'on aime. C'est en partageant nos talents qu'on peut créer collectivement un extase d'accomplissement qui neutralise la souffrance collective.

Si on a l'impression de ne pas être aimé individuellement, on peut avoir des chances d'être aimé collectivement en aidant les autres sans rien attendre en retour.

Si on aime une personne de toute notre passion et qu'elle ne nous parle plus, il est possible de l'aimer en aimant notre collectivité. Notre amour rejoindra l'autre indirectement un jour ou l'autre. Car nous avons toujours besoin de notre collectivité pour survivre.

En faisant des choix diminuant le risque de faire souffrir ce qu'on aime, nous amélioront la vie collective. Ces choix nous ferons plus souffrir individuellement mais influençeront peut-être notre entourage. En s'unissant à ceux qui partagent nos valeurs nous augmentons la portée de notre action individuelle.

En étant plusieurs à souffrir pour le même but, nous diminuons notre souffrance individuelle à atteindre ce but. Car à plusieurs, la pensée est plus rapide. Finalement, notre souffrance sera neutralisée au moment de l'accomplissement de notre but collectif. Cette union et cet accomplissement seront à préserver en accomplissant d'autres buts collectifs.

Ces actions collectives auront éventuellement une répercussion sur nos propres passions. Cet accomplissement individuel aura été amplifié par la collectivité. L'extase de cet accomplissement neutralisera encore plus de souffrance individuelle et collective.

Je souffre donc je crée

ce que j'aime pour neutraliser momentanément la souffrance collective. C'est ma façon de repousser le temps de la souffrance. Ma conscience désire une collectivité qui crée l'amour collectivement et neutralise la souffrance afin de repousser l'échéance du temps de la disparition de notre conscience collective. Vive la vie!

par procrastinatrice | le 2004-06-11 23:57:11 | PERMALIEN
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Dimanche 6 juin 2004

En cette nuit trop courte!

Je me regarde. Je regarde autour. Je regarde le ciel. Ce ciel qui a l'air si pur et qui est pourtant empoisonné. Je me sens un peu comme ça. J'ai l'air pure, mais je suis empoisonnée. Je me sens comme un poisson emprisonné dans un filet et qui rêve de se transformer en oiseau! Je veux voler! Voler! (Han hum, voler... piquer... trésauriser... capturer... : Délire enfantin)

Quoi? Aimer? Être aimé? Qui? Comment? Quand? Alors pourquoi? Mais où? Ha ha ha (rires suffisants)

Nion maaaaaaa ça SuFfit!! Hé hé! Se poser des belles questions c'est bien bien beau, mais faut-il savoir en retirer un nectar qui nous donne l'énergie d'avancer!

M #24

Je t'ai vu ce soir là. Tu me croisais le regard. Me chevauchait l'esprit. Tes amis étaient mes amis. Notre sortie se voulait sans surprise. Tu étais là, telle a été ma surprise. Un autre soir, j'y retourne et tu y es. Oui, je te cherchais de mon coeur vainqueur. Je t'ai embrassée du regard et goûtée de la parole. À mon grand étonnement, à la sortie, des numéros s'échangèrent. Des plumes me poussaient dans le dos.

Bien sûr, mes gestes virevoletaient à droite et à gauche. Je m'insérais follement dans la vie de d'autres filles. Mais ma joue frémissait encore de la chaleur exquise de tes lèvres sur elle. Je t'appelle.

Un resto sympathique. Un climat lymphatique. Une chaleur obscure. Des gestes apparus de nul part. Je me fais prendre à ton jeu. J'en ai des hauts de coeur plaisants. Je me sens comme une enfant courant dans le vent. Revivre l'amour. Revivre la joie! Je te rappelle le lendemain.

Le givre du matin terrasse mes oreilles. Je te croyais où j'étais. Tu n'y étais plus. La clarté de tes divines aspirations éteignaient mon feu ardent. Comment suivre une étoile filante? Tu me glissais des doigts. Je te rappelle.

Tu me négliges. Me figes. M'éclate. Me stygmate. Je suis quelque chose qui dit n'importe quoi. Crois-moi, je n'étais plus moi. J'essaie une entente. Tu n'y mets pas du tiens. On le voit bien. Je veux une pause. Je travaille. Et puis flûte, je sors.

Au dernier étage, te voilà bien entourée. Tu ne me voulais pas. Mais surtout pas où je ne devais pas te voir. Tu ne voulais pas me voir à ce moment-là. Tu n'acceptas pas le hasard d'une simple rencontre. Tu décidas la fuite des yeux. La fuite d'un simple échange amical. La fuite de mes lèvres sur tes joues. Je me sens perdue. Je t'abordes après ce qui m'a semblé durer beaucoup plus qu'une heure.

Tu finis par m'accorder 2 minutes. En face de ma boisson, j'ai le droit à une autre leçon. La partie est terminée. J'ai été éliminée. De toutes manières, le sort était joué d'avance. Je n'ai plus le droit de te faire des avances. Quelques paroles ont effacées tout espoir. Le ciel a accueilli l'ombre de mon désespoir. Je quittai la scène avec brio. Un sourire amical ou deux m'ont donné un certain courage. Quelques pas de danse m'ont indiqué la porte de sortie. Allongée dans mon lit, à une heure tout de même raisonnable, je clavotais en bruitant le silence. Qui a besoin d'être aimé d'un être sans pardon? Certainement plus moi... Enfin je le crois.

-fin-

Alors voilà, je me dois une fière chandelle! Je me sens bien même si je meurs. Je me sens prête à risquer de me forcer à changer. Des efforts c'est mieux que de l'amertume... Non? Bonne nuit à toi, qui que tu sois...

par procrastinatrice | le 2004-06-06 00:39:30 | PERMALIEN
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Vendredi 28 mai 2004

Quoi?

Salut! (à qui? laissez des commentaires!)

je viens de savoir qu'une fille que je fréquentais... Ma M #qqch, n'a pas d'étincelle en me regardant. Alors, je passe à un autre chapitre de mes histoires rock-ambolesques (che que c pas dmeme)...

Je voulais vous dire que l'amour ça ne se mesure pas. Ça ne se chiffre pas. Ça ne s'invente pas. Ça se vit. Cette vie est aussi indéterminée que la nôtre. L'odeur de sa mort se ressemble à chaque coup. La chaleur de sa naissance est passionnante. Faire grandir notre amour nous grandit en même temps. Il faut simplement vivre et laisser vivre. Apprendre et imaginer ce qui existe de bien. Aimer.

 

par procrastinatrice | le 2004-05-28 20:36:53 | PERMALIEN
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Jeudi 20 mai 2004

Pas de commentaire ; bon commentaire!

Avez-vous remarqué qu'à chaque fois qu'on s'entend avec une nouvelle fille, on croit que c'est vraiment la bonne étoile, cette fois-ci?

Alors, ça fait depuis samedi que mes nuits sont consacrées jusqu'aux petites heures du matin à discuter au téléphone avec une connaissance du net que je n'ai encore jamais vue personnellement.

Étrangement je n'occupe pas mon temps à me faire des attentes. Je crois que ce serait perdre mon temps. Je m'applique plutôt à m'organiser une vie que j'aime. J'ai trouvé un moyen pratique de m'organiser.

3 BUTS/ UN TEMPS

Prendre une feuille de 8x11

Découper en 4

Suggestion : une d'elle peut dire "Tu veux avoir le temps de tout faire? Pense donc avec tes mains!"

Les 3 autres doivent contenir : une question et une réponse simple (en gros).

Le tout posé sur le mur à côté de l'écran d'ordinateur par exemple!

À chaque but achevé, tourner la feuille et écrire un nouveau but.

Toujours garder 3 buts urgents à la fois, pas plus sur le mur d'affichage.

S'arranger pour que ce soit tellement agaçant à regarder, que le but est d'enlever la note au mur, pour être débarassé de la regarder.

Autrement, mon travail me tape sur les nerfs. J'apprends à accepter que j'aime mieux faire un travail de caissière que de m'exténuer à exécuter des tâches que j'haïrais encore plus à l'emploi d'un nouveau travail.

On me parle beaucoup de faire de la moto. Il y a un engouement général à ce sujet. Je me demande si j'aimerais conduire cet engin de la mort? :)

Mmmmh! Je crois que ce sera tout pour aujourd'hui mes chers lecteurs anonymes.

par procrastinatrice | le 2004-05-20 14:07:39 | PERMALIEN
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Vendredi 14 mai 2004

Ma vie amoureuse est comme un yoyo!

Ah là là! Je me confie à vous... Ce soir j'ai tout dit à celle que j'aime. Mais c'est faux de dire "celle" au singulier car j'en aime plusieurs filles... La dernière que j'aime est exhaspérée en ce moment. Elle a besoin d'une pause de nous deux et moi aussi! Ha! Ha! Ha! *rires tristes*

Malheureusement, je suis de nature jalouse. Est-ce que je l'ai hérité de mes gènes? Est-ce à cause de ce que mes parents m'ont montré comme scène de jalousie? Est-ce juste un problème d'estime de soi? Un peu des trois (ou plus!)? J'opterais pour l'estime de soi! Je gagne? Une belle cure de jeunesse...

Je vais m'attaquer à ce que je peux améliorer! Au lieu de pleurer toutes les larmes de mon corps (ce qui me rend les yeux bouffis), je vais prendre soin de moi! Je me prescris un bain dès que j'ai un congé. Je mange minimum 3 fruits par jour dorénavant, demain même! -- pause toilette, je reviens! --

J'ai eu un flash! Je dois faire une croix sur ma friandise la plus malsaine : me plaindre du passé. À quoi ça sert de penser au passé? À rien! Ça ne me fait que du mal! Ça blesse mes amis concernés.  Ça me ramène l'odeur d'un passé perdu... Vraiment, c'est inutile d'en parler comme un livre ouvert à qui veut bien l'entendre! Je remarque que les personnes qui m'intéressent le plus, s'abstiennent eux justement de faire l'étalage de leur vie privée... Paradoxalement à moi... Puis, je me sens très souvent jouée lorsqu'on me laisse tomber après m'être complètement ouverte à l'autre! Parfois même, c'est arrivé qu'on profite de moi en sachant mes vulnérabilités. Aussi, on a déjà parlé dans mon dos en se servant de ce que j'avais confié.

Je me force à travailler sur ma santé et m'abstenir de parler de mon passé émotionnel. Ce qui vient à ce que je voulais vous dire...

J'ai décidé d'être complètement folle, d'être complètement démesurée! Je veux être la plus agace que je puis être! Je n'ai jamais été tellement féminine et sportive. Alors, ça amènerait du piquant de faire chier les filles en leur plaisant tout en disant que je veux prendre mon temps... Ha! Ha! Ha! *rires sarcastiques*

Non, ce n'est pas si méchant. Je serai toujours honnête et authentique bien sûr! Si la passion se représente, je ne dirai pas "je t'aime" très rapidement. - ça se gagne seulement avec le temps - Je me donne au moins un mois avant de le dire... Simplement pour éviter de m'attacher trop vite. De plus, je me forcerais à ne pas la voir quelques jours par semaine... Bon! Changement de sujet!

Je réfléchis beaucoup à mes études, mon travail et où je veux vivre...

J'ai surtout hâte de refaire du vélo ; je dois faire ajuster celui-ci. J'ai des rendez-vous médicaux à prendre, des vieilles photos à faire développer, du bénévolat à m'inscrire, du sport à faire, des amis à rencontrer, des films à voir, des livres à lire... Vous voyez le tableau! Ha! Ha! Ha! *rire inutile*

Conclusion nocturne :

je vais changer mon titre de blogue ; à vous de regarder!

;)~

par procrastinatrice | le 2004-05-14 02:34:43 | PERMALIEN
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